Simon (e) Says…

Le Président Emmanuel Macron et la Reine Elizabeth

🇬🇧”France pays tribute to the woman who marked the history of her country, our continent and the century.

🇫🇷La France rend hommage à celle qui aura marqué l’Histoire de son pays, de notre continent et de son siècle.

🇬🇧She gave herself entirely to her kingdom. Rarely have subjects identified so much with a sovereign… She was one with her nation: she embodied a people, a territory, a common will.

She had a special status in France and, in the hearts of the French, a singular place.

🇫🇷Elle se donna tout entière à son royaume. Rarement des sujets s’identifièrent autant à un souverain…Elle faisait corps avec sa nation : elle incarnait un peuple, un territoire, une volonté commune. Elle avait en France un statut spécial et, dans le cœur des Français, une place singulière. 

🇬🇧No other foreign sovereign had climbed the steps of the Élysée more often than she, who gave France the honour of six state visits and met each of its presidents. 

🇫🇷Nul autre souverain étranger n’avait gravi le perron de l’Élysée plus souvent qu’elle, qui fit à la France l’honneur de six visites d’État, et rencontra chacun de ses présidents. 

🇬🇧The queen of sixteen kingdoms loved France, and that love was reciprocated. The British people, all the countries of the Commonwealth tonight mourn the Queen. The French people are also in mourning.”

🇫🇷La reine aux seize royaumes aimait la France, qui le lui rendait bien. Le peuple britannique, l’ensemble des pays du Commonwealth ce soir pleurent la reine. Le peuple français aussi porte son deuil. 

Ici, à Paris qu’elle aimait tant, comme partout en France, le chagrin de nos compatriotes est immense. Pendant soixante-dix ans, Elizabeth II a été une reine de courage, et de vaillance, amie de la France. Nous sommes à vos côtés.  

——

Regardez ce film :

Stillwater Un foreur de pétrole (oil rig worker) Bill, arrive à Marseille d’Oklahoma, pour soutenir (to support) sa fille qu’il connait à peine (hardly) mais qui purge une peine de prison, accusée d’un crime qu’elle nie avoir commis. Face au barrage de la langue, aux différences culturelles et au système juridique complexe, Bill met un point d’honneur à innocenter sa fille. Il va se lier d’amitié avec une jeune femme du coin et sa petite fille. Avec Matt Damon, Camille Cottin et la petite clou Siauvaud.

Un extrait avec les sous-titres en français

https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=933947.html

Regardez ce tweet : un petit moment sympathique sur Twitter

Regardez : pourriez-vous réussir ce test avant d’entrer en France ?

1er juillet – Le Maire de Douai

Le sport : le football, le Tour de France

La politique : les élections et les Hauts de France

La pandémie / les vaccins = un succès dans la région de Douai

La nuit des Musées / Les cinémas, les concerts, les théâtres

Mercredi 12 mai – Les marchés de Paris

Où se trouvent les marchés à Paris http://www.parisculinaire.com/fr/adresses/marches/marches.html

Jardiner avec des Parisiens https://www.lasauge.fr

Les Jardins partagés /https://www.paris.fr/pages/les-jardins-partages-203/

Idées à Paris sur le jardinage https://magazine.pretapousser.fr/les-bons-plans-pour-jardiner-a-paris-sans-jardin-chez-soi/

Visiter le marché de Rungis https://www.visiterungis.com/

Mardi 11 mai – Questions de discussion

On peut faire un parallèle entre Marianne et Columbia, l’une des allégories des Etats-Unis, de même entre la Statue Place de la République et celle de la Liberté à New York. La France et les États-Unis, républiques sœurs, partagent de nombreuses valeurs. Mais leur rapport à la liberté est différent, surtout en ce qui concerne la liberté d’expression :

Quels sont pour vous les symboles «non-officiels» de la France ? Des Etats-Unis ?

Pensez-vous que la liberté d’expression doit être limitée ? 

Doit-on bloquer quelqu’un des réseaux sociaux ? Si oui, pour quelles raisons ?

Caricatures : différence entre la France et les Etats-Unis.

Pensez-vous que des journaux comme Charlie Hebdo ont le droit de publier des caricatures polémiques comme celles du prophète Mohamed ? En 2019, Le New York Times a arrêté de publier des caricatures après avoir été accusé d’avoir publié une caricature antisémite. Quelle a été votre réaction à ce débat ? 

Pensez-vous qu’il faille encourager une institutionalisation des symboles patriotiques et nationaux ? (exemple : Marianne à l’école, drapeau américain dans les salles de classe, etc…) 

Mardi 4 maiLe rouge et le noir Stendhal, Chapitre 4

« Eh bien, paresseux ! tu liras donc toujours tes maudits livres, pendant que tu es de garde à la scie ? Lis-les le soir, quand tu vas perdre ton temps chez le curé, à la bonne heure. »

Julien, quoique étourdi par la force du coup, et tout sanglant, se rapprocha de son poste officiel, à côté de la scie. Il avait les larmes aux yeux, moins à cause de la douleur physique, que pour la perte de son livre qu’il adorait.

« Descends, animal, que je te parle. » Le bruit de la machine empêcha encore Julien d’entendre cet ordre. Son père qui était descendu, ne voulant pas se donner la peine de remonter sur le mécanisme, alla chercher une longue perche pour abattre des noix, et l’en frappa sur l’épaule. A peine Julien fut-il à terre, que le vieux Sorel, le chassant rudement devant lui, le poussa vers la maison. Dieu sait ce qu’il va me faire ! se disait le jeune homme. En passant, il regarda tristement le ruisseau où était tombé son livre ; c’était celui de tous qu’il affectionnait le plus, le Mémorial de Sainte-Hélène.Il avait les joues pourpres et les yeux baissés. C’était un petit jeune homme de dix-huit à dix-neuf ans, faible en apparence, avec des traits irréguliers, mais délicats, et un nez aquilin. De grands yeux noirs, qui, dans les moments tranquilles, annonçaient de la réflexion et du feu, étaient animés en cet instant de l’expression de la haine la plus féroce. Des cheveux châtain foncé, plantés fort bas, lui donnaient un petit front, et dans les moments de colère, un air méchant. Parmi les innombrables variétés de la physionomie humaine, il n’en est peut-être point qui se soit distinguée par une spécialité plus saisissante. Une taille svelte et bien prise annonçait plus de légèreté que de vigueur. Dès sa première jeunesse, son air extrêmement pensif et sa grande pâleur avaient donné l’idée à son père qu’il ne vivrait pas, ou qu’il vivrait pour être une charge à sa famille. Objet des mépris de tous à la maison, il haïssait ses frères et son père ; dans les jeux du dimanche, sur la place publique, il était toujours battu.

“Well, lazybones! You’re always reading your damned books—and you’re supposed to be in charge of the saw? Read them tonight, when you’re wasting time with the parish priest— fine, fine!”  Stunned by the force of the blow, and bloodied all over, Julien went back to his official post, on the platform next to the saw. There were tears in his eyes, less from the physical pain than for the loss of his book, which he dearly loved. “Get down here, you pig, so I can talk to you.” The noise of the machine was loud enough to keep Julien from hearing the command. His  father, who had already jumped down, had no interest in climbing back up, so he went to fetch  a long stick used for cracking nuts and smacked his son on the shoulder. Julien’s feet had  barely touched the ground when old Sorel began shoving him roughly along, in the direction of the house. “God only knows what he’s going to do to me!” the young man said to himself. As they proceeded, he looked sadly at the stream into which his book had fallen: it was the one he nineteen years old, not appearing very strong, with irregular but delicate features and an aquiline nose. His large black eyes, which at peaceful moments indicated thought and passion, were at the moment sparkling with wild hatred. His dark chestnut hair, worn very long, covered much of his forehead and, when he was angry, gave him a wicked look. Among the innumerable varieties of the human face, there may well be none more striking. His slender, compact form was more indicative of light quickness than of power and energy. Even when very young, his extremely thoughtful air and his pallor had convinced his father he would not live, or if he did that he’d be a burden on his family. Everyone in the house despised him; he hated his brothers and his father; when the children played in the public square, on Sunday, he was always beaten up. 

Jeudi 6 mai Pascal Rigo – Un boulanger entrepreneur français aux Etats-Unis

Ecoutez Pascal ici sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dO0lFssJb2A 

https://youtu.be/x67XLOL1M2E

Lisez https://www.lepoint.fr/art-de-vivre/etats-unis-le-boulanger-francais-qui-valait-100-millions-de-dollars-19-10-2014-1873833_4.ph

A Baker’s Crusade: Rescuing the Famed French Boulangerie
https://www.nytimes.com/2017/07/11/dining/boulangerie-revival-france-pascal-rigo.html?referringSource=articleShare

OU regardez la recette des macarons avec Marta Stewart https://www.marthastewart.com/909756/making-french-macaron-de-pari

Jeudi 15 avril Le Chambon-sur-Lignon – Témoignages et divers films (Tribute and Witnesse

Conseillé par Madame Denise Vallat “La Cévenole” avec les paroles https://www.youtube.com/watch?v=oXlexk-Vx1s

https://youtu.be/jD04lA-ohok
https://www.youtube.com/watch?v=GJ79ugQHMxk
https://youtu.be/e6yipefXwHU
Jacques Chirac ( Chambon-sur-Lignon 2004) : Refus du racisme et de la discrimination https://youtu.be/Nzxu9ytSW_Q
Résistance à Chambon https://youtu.be/ROLrWJZNpaE
Denise Vallat parle ➡️ https://www.dailymotion.com/video/x7z9tp

Mardi 13 avril Dora Bruder Patrick Modiano (🇫🇷🇺🇸)

🇫🇷 Il y a huit ans, dans un vieux journal, Paris-Soir, qui datait du 31 décembre 1941, je suis tombé à la page trois sur une rubrique : «D’hier à aujourd’hui». Au bas de celle-ci, j’ai lu :

«PARIS
On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, lm55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris.»

Ce quartier du boulevard Ornano, je le connais depuis longtemps. Dans mon enfance, j’accompagnais ma mère au marché aux Puces de Saint-Ouen. Nous descendions de l’autobus à la porte de Clignancourt et quelquefois devant la mairie du XVIIIe arrondissement. C’était toujours le samedi ou le dimanche après-midi.

En hiver, sur le trottoir de l’avenue, le long de la caserne Clignancourt, dans le flot des passants, se tenait, avec son appareil à trépied, le gros photographe au nez grumeleux et aux lunettes rondes qui proposait une «photo souvenir». L’été, il se postait sur les planches de Deauville, devant le bar du Soleil. Il y trouvait des clients. Mais là, porte de Clignancourt, les passants ne semblaient pas vouloir se faire photographier. Il portait un vieux pardessus et l’une de ses chaussures était trouée.

Je me souviens du boulevard Barbès et du boulevard Ornano déserts, un dimanche après-midi de soleil, en mai 1958. À chaque carrefour, des groupes de gardes mobiles, à cause des événements d’Algérie.

J’étais dans ce quartier l’hiver 1965. J’avais une amie qui habitait rue Championnet. Ornano 49-20.

Déjà, à l’époque, le flot des passants du dimanche, le long de la caserne, avait dû emporter le gros photographe, mais je ne suis jamais allé vérifier. À quoi avait-elle servi, cette caserne? On m’avait dit qu’elle abritait des troupes coloniales.

Janvier 1965. La nuit tombait vers six heures sur le carrefour du boulevard Ornano et de la rue Championnet. Je n’étais rien, je me confondais avec ce crépuscule, ces rues.

Le dernier café, au bout du boulevard Ornano, côté numéros pairs, s’appelait «Verse Toujours». À gauche, au coin du boulevard Ney, il y en avait un autre, avec un jukebox. Au carrefour Ornano-Championnet, une pharmacie, deux cafés, l’un plus ancien, à l’angle de la rue Duhesme.

Ce que j’ai pu attendre dans ces cafés… Très tôt le matin quand il faisait nuit. En fin d’après-midi à la tombée de la nuit. Plus tard à l’heure de la fermeture…

Le dimanche soir, une vieille automobile de sport noire – une Jaguar, me semble-t-il – était garée rue Championnet, à la hauteur de l’école maternelle. Elle portait une plaque à l’arrière : G.I.G. Grand invalide de guerre. La présence de cette voiture dans le quartier m’avait frappé. Je me demandais quel visage pouvait bien avoir son propriétaire.

À partir de neuf heures du soir, le boulevard était désert. Je revois encore la lumière de la bouche du métro Simplon, et, presque en face, celle de l’entrée du cinéma Ornano 43. L’immeuble du 41, précédant le cinéma, n’avait jamais attiré mon attention, et pourtant je suis passé devant lui pendant des mois, des années. De 1965 à 1968. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris.

🇺🇸 Eight years ago, in an old copy of Paris Soir dated 31 December 1941, a heading on page three caught my eye: “From Day to Day”. Below this, I read:

PARIS
Missing, a young girl, Dora Bruder, age 15, height 1.55m, oval-shaped face, grey-brown eyes, grey sports jacket, maroon pullover, navy-blue skirt and hat, brown gym shoes. Address all information to M. and Mme Bruder, 41 Boulevard Ornano, Paris.

I had long been familiar with the area around the Boulevard Ornano. As a child, I would accompany my mother to the Saint-Ouen flea markets. We would get off the bus either at the Porte de Clignancourt or, occasionally, outside the 18th arrondissement Town Hall. Always, it was a Saturday or Sunday afternoon.

In winter, on the tree-shaded pavement outside Clignancourt barracks, the fat photographer with the round spectacles and a lumpy nose who offered “souvenir snaps” would set up his tripod amid the stream of passers-by. In summer, he stationed himself on the broadwalk at Deauville, outside the Bar du Soleil. There, he found plenty of customers. But here, at the Porte de Clignancourt, people seemed not to wish to be photographed. His overcoat was shabby and he had a hole in one shoe.

I remember the Boulevard Ornano and the Boulevard Barbes one sunny afternoon in May 1958, deserted. A knot of riot police at each crossroads because of the Algerian situation.

I was in the neighbourhood in the winter of 1965. I had a girlfriend who lived in the Rue Championnet, Ornano 49-20.

Already, by that time, the Sunday stream of passers-by outside the barracks must have swept away the fat photographer, though I never went back to check. What were they used for, those barracks? I was told they were occupied by colonial troops.

January 1965. Dusk comes at around six o’clock to the crossroads of the Boulevard Ornano and the Rue Championnet. I was non-existent, I blended into that twilight, into those streets.

The last café at the top of Boulevard Ornano on the right was called the “Verse Toujours”. There was another, on the left, at the corner of the Boulevard Ney, with a jukebox. The Ornano-Championnet crossroads had a chemist and a couple of cafés, the one on the corner of the Rue Duhesme being the older of the two.

The time I’ve spent, waiting in those cafés … First thing in the morning, when it was still dark. Early in the evening, at dusk. Later on, at closing time …

That Sunday evening, an old black sports car – it looked to me like a Jaguar – was parked outside the nursery school on the Rue Championnet. It bore a sign on the rear: Disabled Ex-Serviceman. The presence of such a car in this neighbourhood surprised me. I tried to imagine what its owner might look like.

After nine o’clock, the boulevard was deserted. I could still see lights at the mouth of Simplon métro station and, almost opposite, in the foyer of the Cinéma Ornano 43. I had never really noticed the building next to the cinema, no. 41, even though I had been passing it for months, for years. From 1965 to 1968. Address all information to M. and Mme Bruder, 41 Boulevard Ornano, Paris.

Lundi 5 avril Jacques Jaujard a sauvé les oeuvres du Louvre https://www.youtube.com/watch?v=TPU3mk3lPP8

Mardi 23 mars – Napoléon

🇺🇸 Napoleon PBS Documentary 1 Of 4 https://youtu.be/MrbiSUgZEbg (Parts 2, 3 and 4 on Youtube)

🇫🇷

https://youtu.be/lYSJ-qkUBeI

Jeudi 4 mars Air France Les instructions 2021 sur Youtube

Mercredi 3 mars – Vocabulaire

Malmener : to mistreat / Être réticent to be reluctant / Être pépère to be really homy. Wanted to be nicely happy and at home. Les Français sont pépères.

Mardi 2 mars Bonjour Tristesse (extrait du 1er chapitre) Traduction en anglais plus bas

🇫🇷 Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C’est un sentiment si complet, si égoïste que j’en ai presque honte alors que la tristesse m’a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l’ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd’hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres.

Cet été-là, j’avais dix-sept ans et j’étais parfaitement heureuse. Les « autres » étaient mon père et Elsa, sa maîtresse. Il me faut tout de suite expliquer cette situation qui peut paraître fausse. Mon père avait quarante ans, il était veuf depuis quinze ; c’était un homme jeune, plein de vitalité, de possibilités, et, à ma sortie de pension, deux ans plus tôt, je n’avais pas pu ne pas comprendre qu’il vécût avec une femme. J’avais moins vite admis qu’il en changeât tous les six mois ! Mais bientôt sa séduction, cette vie nouvelle et facile, mes dispositions, m’y amenèrent. C’était un homme léger, habile en affaires, toujours curieux et vite lassé, et qui plaisait aux femmes. Je n’eus aucun mal à l’aimer, et tendrement, car il était bon, généreux, gai, et plein d’affection pour moi. Je n’imagine pas de meilleur ami ni de plus distrayant.

A ce début d’été, il poussa même la gentillesse jusqu’à me demander si la compagnie d’Elsa, sa maîtresse actuelle, ne m’ennuierait pas pendant les vacances. Je ne pus que l’encourager car je savais son besoin des femmes et que, d’autre part, Elsa ne nous fatiguerait pas. C’était une grande fille rousse, mi-créature, mi-mondaine, qui faisait de la figuration dans les studios et les bars des Champs- Élysées. Elle était gentille, assez simple et sans prétentions sérieuses. Nous étions d’ailleurs trop heureux de partir, mon père et moi, pour faire objection à quoi que ce soit. Il avait loué, sur la Méditerranée, une grande villa blanche, isolée, ravissante, dont nous rêvions depuis les premières chaleurs de juin. Elle était bâtie sur un promontoire, dominant la mer, cachée de la route par un bois de pins ; un chemin de chèvre descendait à une petite crique dorée, bordée de rochers roux où se balançait la mer.

Les premiers jours furent éblouissants. Nous passions des heures sur la plage, écrasés de chaleur, prenant peu à peu une couleur saine et dorée, à l’exception d’Elsa qui rougissait et pelait dans d’affreuses souffrances. Mon père exécutait des mouvements de jambes compliqués pour faire disparaître un début d’estomac incompatible avec ses dispositions de Don Juan. Dès l’aube, j’étais dans l’eau, une eau fraîche et transparente où je m’enfouissais, où je m’épuisais en des mouvements désordonnés pour me laver de toutes les ombres, de toutes les poussières de Paris. Je m’allongeais dans le sable, en prenais une poignée dans ma main, le laissais s’enfuir de mes doigts en un jet jaunâtre et doux ; je me disais  qu’il s’enfuyait comme le temps, que c’était une idée facile et qu’il était agréable d’avoir des idées faciles. C’était l’été.

🇺🇸 A strange melancholy pervades me to which I hesitate to give the grave and beautiful name of sadness. In the past the idea of sadness always appealed to me, now I am almost ashamed of its complete egoism. I had known boredom, regret, and at times remorse, but never sadness. To-day something envelops me like a silken web, enervating and soft, which isolates me. 

That summer I was seventeen and perfectly happy. I lived with my father, and there was also Elsa, who for the time being was his mistress. I must explain this situation at once, or it might give a false impression. My father was forty, and had been a widower for fifteen years. He was young for his age, full of vitality and possibilities, and when I left school two years before, I soon noticed that he lived with a woman. It took me rather longer to realise that it was a different one every six months. But gradually his charm, my new easy life, and my own disposition led me to accept it. He was a frivolous man, clever at business, always curious, quickly bored, and attractive to women. It was easy to love him, for he was kind, generous, gay, and full of affection for me. I cannot imagine a better or a more amusing friend. At the beginning of the summer he even went so far as to ask me whether I would object to Elsa’s company during the holidays. She was a tall red-haired girl, sensual and worldly, gentle, rather simple, and unpretentious; one might have come across her any day in the studios and bars of the Champs-Elysées. I encouraged him to invite her. He needed women around him, and I knew that Elsa would not get in our way. In any case my father and I were so delighted at the prospect of going away together that we were in no mood to cavil at anything. He had rented a large white villa on the Mediterranean, for which we had been longing since the spring. It was remote and beautiful, and stood on a promontory dominating the sea, hidden from the road by a pine wood; a mule path led down to a tiny creek where the sea lapped against rust-coloured rocks. 

The first days were dazzling. We spent hours on the beach overwhelmed by the heat and gradually assuming a healthy golden tan; except Elsa, whose skin reddened and peeled, causing her atrocious suffering. My father performed all sorts of complicated leg exercises to reduce a rounding stomach unsuitable for a Don Juan. From dawn onwards I was in the water. It was cool and transparent, and I plunged wildly about in my efforts to wash away the shadows and dust of the city. I lay full length on the sand, took up a handful and let it run through my fingers in soft yellow streams. I told myself that it ran out like time. It was an idle thought, and it was pleasant to have idle thoughts, for it was summer. 

Jeudi 25 février – La Bible de Douai. Bienvenue à Frédéric Chéreau, Maire de Douai (BFMTV)

Une copie de La Bible de Douai utilisée pour l’investiture de Joe Biden.

https://www.youtube.com/watch?v=ZwqNkQ2n1sM

Jeudi 28 février – Francky Perez

Portraits de Stars : Stevie Wonder, Bob Marley, Barbra Streisand, Elvis Presley… en français.

https://soundcloud.com/franckyperez/tracks Allez découvrir ce que fait ou a fait Francky ici sur son website https://www.franckyperez.com écoutez-le ici à la radio une fois par mois ici https://www.franckyperez.com/lemagus ET ici https://www.meyerestates.com

Jeudi 17 février – Vocabulaire

Pourrir : to rot / Boire un pot : to have a drink / La France 67 millions d’habitants / Les disparités the gaps / La fac faculté = université / Les remontées mécaniques ski lifts / Faire la queue : to be in a line – to queue /Une manifestation a demonstration = Une manif / Une affaire actuelle = récente / Une cyber attaque = un piratage informatique / Les prochaines élections présidentielles en France, auront lieu le 13 mai 2022. 

Mardi 16 février – ZOOM Littérature française

TEXTE 1Acte II, scène 2, Andromaque, Racine 

HERMIONE 

(…) Pensez-vous avoir seul éprouvé des alarmes ?
Que l’Épire jamais n’ait vu couler mes larmes ?
Enfin, qui vous a dit que, malgré mon devoir,
Je n’ai pas quelquefois souhaité de vous voir ?

ORESTE.
Souhaité de me voir ! Ah ! Divine Princesse…
Mais, de grâce, est-ce à moi que ce discours s’adresse
Ouvrez vos yeux : songez qu’Oreste est devant vous,
Oreste, si longtemps l’objet de leur courroux.

HERMIONE.
Oui, c’est vous dont l’amour, naissant avec leurs charmes,
Leur apprit le premier le pouvoir de leurs armes ;
Vous que mille vertus me forçaient d’estimer ;
Vous que j’ai plaint, enfin que je voudrais aimer.

ORESTE
Je vous entends. Tel est mon partage funeste :
Le coeur est pour Pyrrhus, et les voeux pour Oreste.

HERMIONE.
Ah ! Ne souhaitez pas le destin de Pyrrhus ;
Je vous haïrais trop.

ORESTE
Vous m’en aimeriez plus.
Ah ! Que vous me verriez d’un regard bien contraire !
Vous me voulez aimer, et je ne puis vous plaire ;
Et, l’amour seul alors se faisant obéir,
Vous m’aimeriez, Madame, en me voulant haïr (…) 

—-

TEXTE 2 – Acte I, Scène 6, Le Cid, Corneille 

Don Rodrigue
Percé jusques au fond du cœur
D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
Si près de voir mon feu récompensé,
Ô Dieu, l’étrange peine !
En cet affront mon père est l’offensé,
Et l’offenseur le père de Chimène !

Que je sens de rudes combats !
Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse :
Il faut venger un père, et perdre une maîtresse :
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
Ou de vivre en infâme,
Des deux côtés mon mal est infini.
Ô Dieu, l’étrange peine !
Faut-il laisser un affront impuni ?
Faut-il punir le père de Chimène ?

Père, maîtresse, honneur, amour,
Noble et dure contrainte, aimable tyrannie,
Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie.
L’un me rend malheureux, l’autre indigne du jour.
Cher et cruel espoir d’une âme généreuse,
Mais ensemble amoureuse,
Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
Fer qui causes ma peine,
M’es-tu donné pour venger mon honneur ?
M’es-tu donné pour perdre ma Chimène ?

Il vaut mieux courir au trépas.
Je dois à ma maîtresse aussi bien qu’à mon père :
J’attire en me vengeant sa haine et sa colère ;
J’attire ses mépris en ne me vengeant pas.
À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle,
Et l’autre indigne d’elle.
Mon mal augmente à le vouloir guérir ;
Tout redouble ma peine.
Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir,
Mourons du moins sans offenser Chimène.

Mourir sans tirer ma raison !
Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
D’avoir mal soutenu l’honneur de ma maison !
Respecter un amour dont mon âme égarée
Voit la perte assurée !
N’écoutons plus ce penser suborneur,
Qui ne sert qu’à ma peine.
Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
Puisqu’après tout il faut perdre Chimène.

Oui, mon esprit s’était déçu.
Je dois tout à mon père avant qu’à ma maîtresse :
Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu.
Je m’accuse déjà de trop de négligence :
Courons à la vengeance ;
Et tout honteux d’avoir tant balancé,
Ne soyons plus en peine,
Puisqu’aujourd’hui mon père est l’offensé,
Si l’offenseur est père de Chimène.

—-

TEXTE 3 – Acte I, scène 2, Les Fourberies de Scapin, Molière. 

Scapin : Qu’est-ce, Seigneur Octave ? Qu’avez-vous ? Qu’y a-t-il ? Quel désordre est-ce là ? Je vous vois tout troublé. 

Octave : Ah ! mon pauvre Scapin, je suis perdu ; je suis désespéré ; je suis le plus infortuné de tous les hommes. 

Scapin : Comment ? 

Octave : N’as-tu rien appris de ce qui me regarde ? 

Scapin : Non. 

Octave : Mon père arrive avec le seigneur Géronte, et ils me veulent marier. 

Scapin : Hé bien ! qu’y a-t-il là de si funeste ? 

Octave : Hélas ! tu ne sais pas la cause de mon inquiétude. 

Scapin : Non ; mais il ne tiendra qu’à vous que je la sache bientôt ; et je suis homme consolatif, homme à m’intéresser aux affaires des jeunes gens. 

Octave : Ah ! Scapin, si tu pouvais trouver quelque invention, forger quelque machine, pour me tirer de la peine où je suis, je croirais t’être redevable de plus que de la vie.

Lundi 15 février – Les Américains expatriés en France

Josephine Baker https://youtu.be/wmw5eGh888Y

Mercredi 10 février Les plus belles chansons sur l’amour – 1997 – Florent Pagnyhttps://youtu.be/XlhQDN–4zA


La plus coquine – Serge Gainsbourg et Jane Birkin (1969) “Je t’aime moi non plus” https://www.youtube.com/watch?v=GlpDf6XX_j0

La plus connue Jacques Brel (1959) “Ne me quitte pas” https://www.youtube.com/watch?v=gyx5mUM-VMY’

ET Yves Montand (1945) “Les feuilles mortes” https://www.youtube.com/watch?v=vbMDLfIjbNE

Jeudi 4 février ZOOM Nouvelles de France

February break = Les vacances de février / améliorer = to improve / Un anti corps = antibody Faire la une = headlines in the newspapers / un logement = a home / Les locataires=renters / Un hypermarché=un supermarché très grand / Être en faillite= to be bankrupt / Prendre les rennes=to be in charge / Faire couler beaucoup d’encre = a lot has been said and written about it / Procréation médicalement assistée (PMA) IVF help for fertilization for LGBT couples

Musée “American Friends of Blérancourt” https://www.americanfriendsofblerancourt.org

Mercredi 4 février – Ellen Kountz

Ellen invitée sur BFMTV.
Ellen invitée sur BFMTV.

Mercredi 27 janvier – 🎂 Joyeux anniversaire Véronique

Vocabulaire aujourd’hui

Un chaos. chaotique / Le laboratoire Pasteur est le plus important en France / OMS = WHO / Un complot a plot / Cibler to targe / Non binaire = genderqueer / la maltraitance cruelty / une puce : a chip / Un coq a rooster / Supporter la vie cannot stand…./ Les cigales cicadas / Fr.statista.com vaccins statistiques en Europe


Jolie version française ➡️ https://www.youtube.com/watch?v=tUdKbUlLNvs

Mardi 26 janvier Marie Antoinette et Louis XVI

http://www.chateauversailles.fr/search#stq=marie%20antoinette&stp=1

http://www.chateauversailles.fr/search#stq=Louis%20XVI&stp=1

Que sont devenus les enfants de Marie Antoinette et Louis XVI

Marie-Thérèse-Charlotte, l’aînée des enfants de Marie-Antoinette En 1793, elle est âgée de 15 ans quand ses parents,  sont exécutés. Elle reste alors avec Madame Élisabeth, la sœur de son père. En 1795, Madame Élisabeth est guillotinée à son tour. C’est en prison que Marie-Thérèse-Charlotte passe son adolescence. Elle est finalement libérée alors qu’elle a 17 ans. L’armée autrichienne ayant capturé plusieurs Français, elle fait l’objet d’un échange entre les deux pays. En 1799, elle épouse son cousin germain Louis-Antoine d’Artois. Elle doit attendre la restauration de la royauté de 1814 pour revenir en France. En 1824, son oncle Louis XVIII décède et elle devient dauphine de France. La révolution de 1830 la pousse vers un nouvel exil et elle meurt d’une pneumonie en 1851 sans avoir eu d’enfant.

Les trois autres enfants de Marie-Antoinette ne parvinrent pas à l’âge adulte. Louis-Joseph de France naît le 22 octobre 1781. Dès son plus jeune âge, il est sujet à de fortes fièvres. Et de problèmes de dos aura raison du dauphin de France alors qu’il n’a que 7 ans. Louis-Charles de France, né le 27 mars 1785, deviendra quant à lui, Louis XVII. À la mort de Louis XVI, il est en effet considéré comme son successeur. Il décède pourtant en prison en 1795 sans avoir pu gouverner. Enfin, le dernier enfant de Marie-Antoinette naît le 9 juillet 1786. Sophie-Béatrice décède l’année suivante d’une tuberculose .

Plus ici https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-sont-devenus-enfants-marie-antoinette-5623/

Lundi 25 janvier

Mardi 20 janvier Les Misérables Victor Hugo Mots en italiques sont expliqués

“…La patronne de l’auberge de Montfermeil, la Thénardier, femme méchante et cruelle, envoie Cosette, petite fille de huit ans qui lui a été confiée, chercher de l’eau. Il fait nuit….

Quand elle eut passé l’angle de la dernière maison, Cosette s’arrêta. Aller au-delà de la dernière boutique avait été difficile ; aller plus loin que la dernière maison, cela devenait impossible. Elle posa le seau à terre, plongea sa main dans ses cheveux et se mit à se gratter lentement la tête, geste propre aux enfants terrifiés et indécis. Ce n’était plus Montfermeil, c’étaient les champs. L’espace noir et désert était devant elle. Elle regarda avec désespoir cette obscurité où il n’y avait plus personne, où il y avait des bêtes, où il y avait peut-être des revenants. Elle regarda bien, et elle entendit les bêtes qui marchaient dans l’herbe, et elle vit distinctement les revenants qui remuaient dans les arbres. Alors elle ressaisit le seau, la peur lui donnait de l’audace : —  Bah ! dit-elle, je lui dirai qu’il n’y avait plus d’eau ! —  Et elle rentra résolument dans Montfermeil.

A peine eut-elle fait cent pas qu’elle s’arrêta encore, et se remit à se gratter la tête. Maintenant, c’était la Thénardier qui lui apparaissait ; la Thénardier hideuse avec sa bouche d’hyène et la colère flamboyante dans les yeux. L’enfant jeta un regard lamentable en avant et en arrière. Que faire ? que devenir ? où aller ? Devant elle le spectre de la Thénardier ; derrière elle tous les fantômes de la nuit et des bois. Ce fut devant la Thénardier qu’elle recula. Elle reprit le chemin de la source et se mit à courir. Elle sortit du village en courant, elle entra dans le bois en courant, ne regardant plus rien, n’écoutant plus rien. Elle n’arrêta sa course que lorsque la respiration lui manqua, mais elle n’interrompit point sa marche. Elle allait devant elle, éperdue“…

Pour mieux comprendre le texte

Terrifié : remploi de terreur, de peur.

Indécis : qui ne sait pas quoi faire.

Un revenant : un mort qui revient sur terre ; une apparition, un fantôme, un spectre.

L’audace : un grand courage.

Résolument : d’une manière décidée.

Hideux, hideuse : d’une horrible laideur, qui fait peur.

Une hyène : un animal sauvage qui se nourrit d’animaux morts.

Flamboyant : qui lance des flames, qui brûle.

Un spectre : apparition effrayante d’un mort.

Éperdue : complètement perdue, affolée.

QUESTIONS

Connaissez-vous d’autres oeuvres artistiques ou littéraires où figurent des monstres ? Lesquelles ? Et de quel type de monstre s’agit-il ? Comment ce thème littéraire a-il-évolué? Qui est le monstre au Moyen-Age ? Aux XXème et XXIème siècles ? 

▸Pensez-vous que tout artiste est par définition engagé ?

▸Cet engagement a t-il selon vous un impact ? Ou y a t-il des meilleures façons de s’engager, de faire évoluer les mentalités ?La littérature est-elle le meilleur art pour s’engager ? 

▸Avez-vous d’autres exemples d’artistes attaqués pour leurs convictions ou leurs actions ?

▸Faut-il séparer l’artiste de ses convictions ? Hollywood et la liste noire en 1950 /(Blacklist in Hollywood)

Jeudi 14 janvier – Nouvelles de France

Un couvre feu curfew /Un confinement lock down / un casse tête is really brain teaser but play on words Castex casse tête / Mutation variant /Peu importe l’âge = whatever age groupe controversé = disputed / La gauche gauche far left / Surveillance accrue increased Un étudiant/college student / 47 % de Français veulent se faire vacciner/ Une peur viscérale inside fear/ les viscères =intestines- stomach inside human body / Les institutions européennes 375 millions de personnes / un semestre 6 mois / législatif les lois / une figure de proue figure head/leader / Être atterré to be flabbergasted / Jeux de société = board games

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Jeudi 7 janvier Vocabulaire

Une caisse de maladie a health system provider / Lent slow / Une application an app / Prendre Rendez vous to make an appointment / Les coordonnées : le nom et prénom, date de naissance etc. vos informations personnelles / Cotiser pay every month / Les soignants médecins et personnel soignant / Maisons de retraite old people homes / Aller chez les gens / go to people’s home

Mardi 5 janvier La Révolution française

https://www.youtube.com/watch?v=JBR6bUCaG2k
https://www.youtube.com/watch?v=QMLUP8nTzBQ
https://youtu.be/QMLUP8nTzBQ

Lundi 4 janvier 2021

Le jumelage des villes / Twin cities France-United States

http://lamericaclub.blogspot.com/2011/01/jumelage-franco-americain.html

Le compte à rebours a commencé

🇺🇸 17, 16, 15, 14 13, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1…………….. 20 JANVIER 2021 🇺🇸

Vendredi 1er janvier – 2021 Bonne et heureuse année

Bonne année.  🎆 Bonne santé💉 Réussite 📜 Et surtout réunions de famille 🙂 👨‍👩‍👧‍👧👨‍👩‍👦‍👦👩‍👩‍👦‍👦👩‍👩‍👧‍👧👩‍👩‍👦👨‍👨‍👦👨‍👨‍👧👩‍👩‍👧 Et d’amis 🧒👩🏿‍🦱👨👦🏽🧑🏻‍🦱🧑🏼🧕🏻👳🏼

Mercredi 30 décembre Les nouvelles de France

Obligatoire compulsory / Violences urbaines / in the city / Un désengagement militaire army leaving / S’entendre avec quelqu’un to get along / Un prélèvement money withdrawal from your bank account / La douane customs / Erasmus is like studying abroad / Un apatride a stateless person.

Beaucoup de sujets abordés : Google La Chine et l’Afrique / Les collectivités territoriales comme St Pierre et Miquelon / Brexit et les français / Tomy plongeur pêcheur de coquilles de Saint-Malo 

https://actu.fr/bretagne/saint-malo_35288/tomy-le-pecheur-de-saint-malo-revient-sur-l-enorme-buzz-qu-il-a-provoque-sur-les-reseaux-sociaux_38385177.html

Les nonnes ont créé une comédie musicale

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6220395/video-des-nonnes-dansent-et-chantent-pour-lever-des-fonds-pour-leur-couvent.html

Mardi 29 décembre Littérature française

Montesquieu Les Lettres persane Lettre C (100)

RICA A RHEDI
A Venise.

      Je trouve les caprices de la mode, chez les Français, étonnants. Ils ont oublié comment ils étaient habillés cet été ; ils ignorent encore plus comment ils le seront cet hiver : mais surtout on ne saurait croire combien il en coûte à un mari, pour mettre sa femme à la mode.
      Que me servirait de te faire une description exacte de leur habillement et de leurs parures ? Une mode nouvelle viendrait détruire tout mon ouvrage, comme celui de leurs ouvriers ; et, avant que tu eusses reçu ma lettre, tout serait changé.
      Une femme qui quitte Paris pour aller passer six mois à la campagne en revient aussi antique que si elle s’y était oubliée trente ans. Le fils méconnaît le portrait de sa mère, tant l’habit avec lequel elle est peinte lui parait étranger ; il s’imagine que c’est quelque Américaine qui y est représentée, ou que le peintre a voulu exprimer quelqu’une de ses fantaisies.
      Quelquefois les coiffures montent insensiblement ; et une révolution les fait descendre tout à coup. Il a été un temps que leur hauteur immense mettait le visage d’une femme au milieu d’elle-même : dans un autre, c’était les pieds qui occupaient cette place ; les talons faisaient un piédestal, qui les tenait en l’air. Qui pourrait le croire ? Les architectes ont été souvent obligés de hausser, de baisser et d’élargir leurs portes, selon que les parures des femmes exigeaient d’eux ce changement ; et les règles de leur art ont été asservies à ces fantaisies. On voit quelquefois sur un visage une quantité prodigieuse de mouches, et elles disparaissent toutes le lendemain. Autrefois les femmes avaient de la taille, et des dents ; aujourd’hui il n’en est pas question. Dans cette changeante nation, quoi qu’en dise le critique, les filles se trouvent autrement faites que leurs mères.
      Il en est des manières et de la façon de vivre comme des modes : les Français changent de moeurs selon l’âge de leur roi. Le monarque pourrait même parvenir à rendre la nation grave, s’il l’avait entrepris. Le prince imprime le caractère de son esprit à la cour, la cour à la ville, la ville aux provinces. L’âme du souverain est un moule qui donne la forme à toutes les autres.

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Le Mariage de Figaro – Beumarchais Acte III – Scène 5
LE COMTE, FIGARO.

Le Comteà part.
Il veut venir à Londres ; elle n’a pas parlé. 
Figaroà part.
Il croit que je ne sais rien ; travaillons-le un peu dans son genre. 
Le Comte.
Quel motif avait la comtesse pour me jouer un pareil tour ? 
Figaro.
Ma foi, monseigneur, vous le savez mieux que moi. 
Le Comte.
Je la préviens sur tout, et la comble de présents. 
Figaro.
Vous lui donnez, mais vous êtes infidèle. Sait-on gré du superflu à qui nous prive du nécessaire ? 
Le Comte.
… Autrefois tu me disais tout. 
Figaro.
Et maintenant je ne vous cache rien. 
Le Comte.
Combien la comtesse t’a-t-elle donné pour cette belle association ? 
Figaro.
Combien me donnâtes-vous pour la tirer des mains du docteur ? Tenez, monseigneur, n’humilions pas l’homme qui nous sert bien, crainte d’en faire un mauvais valet. 
Le Comte.
Pourquoi faut-il qu’il y ait toujours du louche en ce que tu fais ? 
Figaro.
C’est qu’on en voit partout quand on cherche des torts. 
Le Comte.
Une réputation détestable ! 
Figaro.
Et si je vaux mieux qu’elle ? Y a-t-il beaucoup de seigneurs qui puissent en dire autant ? 
Le Comte.
Cent fois je t’ai vu marcher à la fortune, et jamais aller droit. 
Figaro.
Comment voulez-vous ? La foule est là : chacun veut courir, on se presse, on pousse, on coudoie, on renverse ; arrive qui peut, le reste est écrasé. Aussi c’est fait ; pour moi, j’y renonce. 
Le Comte.
À la fortune ? (À part.) Voici du neuf. 
Figaro.
(À part.) À mon tour maintenant. (Haut.) Votre Excellence m’a gratifié de la conciergerie du château ; c’est un fort joli sort : à la vérité, je ne serai pas le courrier étrenné des nouvelles intéressantes ; mais, en revanche, heureux avec ma femme au fond de l’Andalousie… 
Le Comte.
Qui t’empêcherait de l’emmener à Londres ? 
Figaro.
Il faudrait la quitter si souvent, que j’aurais bientôt du mariage par-dessus la tête. 
Le Comte.
Avec du caractère et de l’esprit, tu pourrais un jour t’avancer dans les bureaux. 
Figaro.
De l’esprit pour s’avancer ? Monseigneur se rit du mien. Médiocre et rampant, et l’on arrive à tout. 
Le Comte.
…Il ne faudrait qu’étudier un peu sous moi la politique. 
Figaro.
Je la sais. 
Le Comte.
Comme l’anglais : le fond de la langue ! 

Figaro.
Oui, s’il y avait ici de quoi se vanter. Mais feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore ; d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu’on entend ; surtout de pouvoir au delà de ses forces ; avoir souvent pour grand secret de cacher qu’il n’y en a point ; s’enfermer pour tailler des plumes, et paraître profond quand on n’est, comme on dit, que vide et creux ; jouer bien ou mal un personnage ; répandre des espions et pensionner des traîtres ; amollir des cachets, intercepter des lettres, et tâcher d’ennoblir la pauvreté des moyens par l’importance des objets : voilà toute la politique, ou je meure ! 
Le Comte.
Eh ! c’est l’intrigue que tu définis ! 
Figaro.
La politique, l’intrigue, volontiers ; mais, comme je les crois un peu germaines, en fasse qui voudra ! J’aime mieux ma mie, oh gai ! comme dit la chanson du bon roi. 

Lundi 28 décembre – Mes verbes et mes mots préférés

Chanson Jerusalema vous donnera plein d’énergie…

Nouvelle boulangerie Los Angeles Brentwood : Excellent pain ! Et sûrement viennoiseries..

https://clarkstreetbakery.com/brentwood

Vendredi 25 décembre – Phonétique – Un bon livre

https://briconolages.files.wordpress.com/2011/09/mc3a9thodeb-6.pdf

Mercredi 23 décembre Les nouvelles de France

Vocabulaire

Un col roulé turtleneck / C’est bien fait pour toi… you deserve it/ un homme chétif thin/pale for someone sick (often) / Trainer dans la rue hang around in the street / L’odorat sense of smell / Un propos haineux a hate speech / Le repli identitaire identity withdrawal

Les Miss France et l’antisémitisme

https://www.huffingtonpost.fr/entry/miss-provence-cible-dinjures-antisemites-indignation-dans-la-classe-politique_fr_5fdf089fc5b607e6348b577a

Mardi 22 décembre – Exemples de questions simples à poser à notre au-pair

Quel âge as-tu ? As tu des frères et soeurs ? Quel âge ont-ils ? Qu’est-ce qu’ils font ?

En France, tu habites avec tes parents ? Qu’est-ce que tu aimes faire le week end, le soir, quand tu es avec tes amis ?
Loisirs (exemples) : aimes tu…. le cinéma ? le sport ? la photographie ? visiter des musées

Ta vie aux Etats-Unis : comparaison avec la France : Nourriture, loisirs, liens amicaux, facilité de connaître des gens, des inconnus. Comparaison sur le mode de vie etc. Les choses que tu détestes, les choses qui te manquent.

Lundi 21 décembre L’Amérique au jour le jour : (1947) Simone de Beauvoir

🇫🇷 25 janvier 1947. Quelque chose est en train d’arriver. On peut compter dans une vie les minutes où quelque chose arrive. Des pinceaux de lumière balaient le terrain où brillent des feux rouges et verts ; c’est un soir de gala, une fête de nuit : ma fête. Quelque chose arrive : les hélices tournent de plus en plus vite, les moteurs s’emballent : mon cœur ne peut pas les suivre. D’un seul coup les balises rouges s’écrasent contre la terre : au loin les lumières de Paris vacillent, sobres étoiles qui montent d’un abîme bleu sombre. 

Voilà. C’est arrivé. Je vole vers New York. C’est vrai. Le haut-parleur a appelé : « Les voyageurs pour New York… » et la voix avait l’accent familier de toutes les voix qu’on entend à travers les hautparleurs, sur les quais des gares. Paris-Marseille, Paris-Londres, Paris-New York. Ce n’est qu’un voyage, un passage d’un lieu à un autre. C’est ce que disait la voix ; c’est ce que prétend le visage blasé du steward ; il trouve naturel, par métier, que je vole vers l’Amérique. Il n’y a qu’un monde et New York est une ville du monde. Mais non. Malgré tous les livres que j’ai lus, les films, les photographies, les récits, New York est dans mon passé une cité légendaire : de la réalité à la légende, il n’existe pas de chemin. En face de la vieille Europe, au seuil d’un continent peuplé de 160 millions d’hommes, New York appartient à l’avenir : comment pourrais-je sauter à pieds joints par-dessus ma propre vie ? Je tente de me raisonner : New York est réelle et présente ; mais mon émotion demeure. D’ordinaire voyager c’est tenter d’annexer à mon univers un objet neuf : l’entreprise est déjà passionnante. Mais aujourd’hui, c’est différent : il me semble que je vais sortir de ma vie ; je ne sais si ce sera à travers la colère ou l’espoir, mais quelque chose va se dévoiler, un monde si plein, si riche et si imprévu que je connaîtrai l’extraordinaire aventure de devenir moi-même une autre. 

🇺🇸

https://www.franceculture.fr/emissions/simone-de-beauvoir-absolument/simone-de-beauvoir-35-l-amerique-au-jour-le-jour

Jeudi 17 décembre Le vocabulaire

Les films liés à la Seconde guerre mondiale et les Juifs

  • Un une convive = un invité (e)
  • Les feux d’artifice fireworks
  • Resserrer les restrictions to tighten rules
  • Une devanture de magasin window of a store / shop
  • Une lueur d’espoir a glimmer of hope
  • Ehpad Senior Homes
  • Le personnel soignant = docteurs / infirmières Les gens qui travaillent dans le monde médical
  • Vendre à la sauvette to sell smthg in a rush
  • Un hall d’immeuble is a lobby of a building
  • réprimer ici to control
  • Une amende a fine – Attention : Une amande an almond. (Phonétique même son)
  • Le réchauffement climatique global warming
  • Le projet contre le séparatisme = projet de loi confortant les principes républicains
  • Une association caritative = a charitable association
  • La pêche fishing bien sûr
  • Les eaux territoriales de la GB = La Manche et la Mer du Nord vers l’Est

Mercredi 16 décembre l’Etranger Albert Camus

🇫🇷 L’Etranger Camus https://senifall.files.wordpress.com/2018/06/letranger-albert-camus.pdf

🇺🇸 https://www.macobo.com/essays/epdf/CAMUS,%20Albert%20-%20The%20Stranger.pdf

L’Etranger lu par l’auteur, Albert Camus (commencer à 2 minutes sur Vimeo https://vimeo.com/431124347

Film Visconti https://youtu.be/jJ3KQe9BEko

Mardi 15 décembre “LE VIVRE ENSEMBLE AUX ÉTATS-UNIS ET EN FRANCE”

L’Affiche rouge (1976) L’Armée du crime (2009) Au revoir les enfants(1987) La Dame d’Izieu (2007) Elle s’appelait Sarah (2010 )Les Enfants de la chance (2016) La Guerre à Paris (2002) Les Guichets du Louvre (1974) Lacombe Lucien (1974) Mère Marie (1982) Monsieur Batignole (2002) Monsieur Klein (1976) Monsieur Max (1937) La Rafle (2010) Resistance (2020) Le Train (1973) Un sac de billes (1975) Un sac de billes (2017) Un secret (2007) Le Vieil Homme et l’Enfant (1967) Les Violons du bal (1974) Le Voyage de Fanny (2016)

🇫🇷 Macron contre les médias américains (New York Times) https://www.nytimes.com/fr/2020/11/15/business/media/macron-medias-americains-islam.html

🇺🇸The French President vs. the American Media (New York Times)https://www.nytimes.com/2020/11/15/business/media/macron-france-terrorism-american-islam.html

Please watch before Tuesday – A voir avant mardi

https://youtu.be/COD9hcTpGWQ

Lundi 14 décembrePatrick Taubère www.art7films.com

Claude Chabrol et les bonnes tables

https://madame.lefigaro.fr/art-de-vivre/table-avec-claude-chabrol-080907-9584

Question : La légende veut que vous choisissiez vos lieux de tournage en fonction des restaurants. Vous confirmez ?

Claude CHABROL – Disons que lorsque j’hésite entre plusieurs lieux de tournage, la proximité de bonnes tables pèse fortement dans mon choix. Pas seulement pour moi mais pour toute l‘équipe. Il paraît qu’il y a des gens qui se fichent de ce qu’ils mangent, or ils font quand même ça trois fois par jour ! Le choix de la cantine sur un tournage, c’est important ? Ah ! C’est essentiel ! D’ailleurs je travaille souvent avec les mêmes. Sur le tournage de La Fille coupée en deux, à Lyon, c‘était Catherine Martin. Je l’adore, elle s’occupait déjà de la cantine sur le tournage de Madame Bovary. Avant, il y avait Henriette, célèbre dans toute la profession. Elle pouvait sortir soixante soles rosées à l’arête. J’ai l’honneur d‘être le parrain de son petit-fils. Là, je reviens du tournage d’un épisode de Maupassant, en Normandie. Il y a deux jours, la cantine nous a servi un tartare de poisson très clair avec caviar d’aubergine et sauce betterave, c‘était à tomber.

Vendredi 11 décembre – Le chômage en France

🇺🇸 An original CV, like a McDo order terminal, to get a first job
https://tekdeeps.com/an-original-cv-like-a-mcdo-order-terminal-to-get-a-first-job/
🇫🇷 https://www.huffingtonpost.fr/entry/cv-borne-mcdo_fr_5f3d3008c5b61551404fdda1

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Jeudi 10 décembre – Les nouvelles en direct de France

  • Une manifestation a demonstration

  • Un pillage looting

  • Menacer to threaten
Flou blurry
 Flouter to hide the pic by blurring
n
  • Une bavure an error/a blunder

  • Tabasser to hit someone

  • Si vous montrez le visage d’un policier 1 an de prison + 20,000 euros

  • Chez eux = dans leur domicile

  • Un syndicat a union

  • Un débordement a flood normally here when the demonstration goes overboard 
  • The black blocks is a bit our looters. In France they are from all over Europe and meet through the social media


  • Un milieu très favorisé = very rich kids

  • Les cendres ashes

  • Mortier mortar
  • 90 %  des policiers sont respectueux


  • Une boutique saccagée détruite
  • Une agence immobilière real estate agency

  • Un métier = un job une profession


  • Le rez de chaussée 1st floor

  • En revanche on the other hand

  • Un pilier a pillar


  • Le réveillon =  de Noël Christmas Eve
  • Ecole 
Polytechnique is an equivalent to the Ivy League schools

  • Dépoussiérer la poussière (dust) remove the dust

a
  • Majorité legal age

  • Le Conseil constitutionnel – Supreme Court equivalent

  • IVG Interruption Volontaire de Grossesse 
= abortion

  • Le consentement mutuel mutual consent (uncontested divorce)

  • Être bon à l’école = to be a good student in school


  • Regroupement familial when family members come and join the worker already in plac
  • Lois perverses here grotesque

  • Porter ses fruits to succeed (ici)


  • Le béton reinforced concrete
  • Le mobilier the furniture here the seats/benches in the Church


  • Une bombe lacrymogène a tear gas canister

  • Un mandat a permit to get in someone’s house

  • Un visage tuméfié = swollen and bruised face


  • Un casier judiciaire someone who has a police record (not good generally)

Mardi 8 décembre – La Monarchie absolue

🇫🇷 Le château de Versailles : Site officiel

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Mardi 24 Novembre – Littérature

Jean de La Fontaine “La Cour du lion”
Sa Majesté Lionne un jour voulut connaître
De quelles nations le Ciel l’avait fait maître.
Il manda donc par députés
Ses vassaux de toute nature,
Envoyant de tous les côtés
Une circulaire écriture,
Avec son sceau. L’écrit portait
Qu’un mois durant le Roi tiendrait
Cour plénière, dont l’ouverture
Devait être un fort grand festin,
Suivi des tours de Fagotin.
Par ce trait de magnificence
Le Prince à ses sujets étalait sa puissance.
En son Louvre il les invita.
Quel Louvre ! Un vrai charnier, dont l’odeur se porta
D’abord au nez des gens. L’Ours boucha sa narine :
Il se fût bien passé de faire cette mine,
Sa grimace déplut. Le Monarque irrité
L’envoya chez Pluton faire le dégoûté.
Le Singe approuva fort cette sévérité,
Et flatteur excessif il loua la colère
Et la griffe du Prince, et l’antre, et cette odeur :
Il n’était ambre, il n’était fleur,
Qui ne fût ail au prix. Sa sotte flatterie
Eut un mauvais succès, et fut encore punie.
Ce Monseigneur du Lion-là
Fut parent de Caligula.
Le Renard étant proche : Or çà, lui dit le Sire,
Que sens-tu ? Dis-le-moi : parle sans déguiser.
L’autre aussitôt de s’excuser,
Alléguant un grand rhume : il ne pouvait que dire
Sans odorat ; bref, il s’en tire.
Ceci vous sert d’enseignement :
Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère,
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.

Quel est votre niveau?

Niveaux de langue - Francúzsky inštitút na Slovensku

🇺🇸 Tuesdays with Morrie: an old man, a young man, and life’s greatest lesson By Mitch Albom

The Curriculum

The last class of my old professor’s life took place once a week in his house, by a window in the study where he could watch a small hibiscus plant shed its pink leaves. The class met on Tuesdays. It began after breakfast. The subject was The Meaning of Life. It was taught from experience. 

No grades were given, but there were oral exams each week. You were expected to respond to questions, and you were expected to pose questions of your own. You were also required to perform physical tasks now and then, such as lifting the professor’s head to a comfortable spot on the pillow or placing his glasses on the bridge of his nose. Kissing him good-bye earned you extra credit. 

No books were required, yet many topics were covered, including love, work, community, family, aging, forgiveness, and, finally, death…

Although no final exam was given, you were expected to produce one long paper on what was learned. That paper is presented here. 

The last class of my old professor’s life had only one student. I was the student. 

🇫🇷 Mitch Albom – La derniére leçon comment un vieil homme face à la mort m’a donné le goût de vivre

Le cours

Son dernier cours, mon vieux professeur l’a donné chez lui, près d’une fenêtre de son bureau où il pouvait voir un petit hibiscus perdre ses fleurs roses.  Le cours avait lieu le mardi. Il commençait après le petit déjeuner, portait sur le sens de la vie et s’inspirait, bien entendu, de l’expérience. 

On n’était pas noté, mais il y avait des interrogations orales chaque semaine. Il fallait répondre aux questions et savoir poser les siennes. On vous demandait aussi d’effectuer de temps à autre des tâches physiques, comme de soulever la tête du professeur dans une position confortable sur l’oreiller ou de placer ses lunettes sur l’arête de son nez. On était particulièrement apprécié si on l’embrassait en partant. 


Aucune lecture n’était obligatoire, et pourtant bien des thèmes étaient abordés, notamment l’amour, le travail, les autres, la famille, la vieillesse, le pardon et enfin la mort…Bien qu’aucun examen final ne fût donné, il a fallu écrire un long devoir sur ce que l’on avait appris. Ce texte suit.

La dernière classe de la vie de mon vieux professeur n’avait qu’un seul étudiant. Cet étudiant, c’était moi. 

🇺🇸 It is the late spring of 1979, a hot, sticky Saturday afternoon. Hundreds of us sit together, side by side, in rows of wooden folding chairs on the main campus lawn. We wear blue nylon robes. We listen impatiently to long speeches. When the ceremony is over, we throw our caps in the air, and we are officially graduated from college, the senior class of Brandeis University in the city of Waltham, Massachusetts. For many of us, the curtain has just come down on childhood. 

🇫🇷Nous sommes à la fin du printemps 1979, dans la chaleur moite d’un samedi après midi. Nous sommes des centaines assis côte à côte, sur des chaises en bois pliantes alignées sur la grande pelouse du campus. Nous portons des toges en nylon bleu, et nous écoutons avec impatience de long discours. Une fois la cérémonie terminée, nous jetons nos toques en l’air. Nous voilà officiellement diplômés de l’université de Brandeis, à Waltham, dans le Massachusetts. Pour bon nombre d’entre nous, un rideau vient de tomber sur notre enfance. 

🇺🇸 Afterward, I find Morrie Schwartz, my favorite professor, and introduce him to my parents. He is a small man who takes small steps, as if a strong wind could, at any time, whisk him up into the clouds. In his graduation day robe, he looks like a cross between a biblical prophet and a Christmas elf. He has sparkling blue green eyes, thinning silver hair that spills onto his forehead, big ears, a triangular nose, and tufts of graying eyebrows. Although his teeth are crooked, and his lower ones are slanted back—as if someone had once punched them in—when he smiles it’s as if you’d just told him the first joke on earth. 

🇫🇷 Ensuite je retrouve Morrie Schwarz, mon professeur préféré, et je le présente à mes parents. C’est un petit homme qui marche à petits pas, comme si un vent fort pouvait, à tout moment, l’emporter dans les nuages. Dans sa toge de cérémonie, il tient à la fois du prophète biblique et de l’elfe de Noël. Il a des yeux bleu-vert qui pétillent, des cheveux argentés qui tombent en fines mèches sur son front, de grandes oreilles, un nez triangulaire, et des sourcils grisonnants et touffus. Ses dents sont de travers et celles du bas inclinées vers l’arrière, comme si un jour quelqu’un les avait enfoncées d’un coup de poing. Pourtant, quand il sourit, on dirait qu’on vient de lui raconter la première blague du monde. 

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August 24, 2019 – La gastronomie française

French food, French gastronomy, French cuisine. Whatever you call it, it’s still one of the world’s best. Maybe you’ve tried Soupe á l’oignon or Bouillabaisse, but did you know that French onion soup was known as the poor person’s soup in Roman Times, and that Bouillabaisse is from Marseilles? Learn the art of a real French dinner, from “amuses bouche” to “les fromages,” and play games to review French vocabulary.

You might even win some of Simone’s favorite French recipes!